Next November, 30th at my Civil Engineers School we’ll enjoy a very interesting speech of Julio Martínez Calzón [wikipedia, ES] of MC-2. He’s currently one of the best Spanish civil engineers, he has a very impressive (technical and artistic) work in structural design.

Torre Collserola (From Wikipedia.es, under GFDL License)
He worked in the 70-80’s with José Antonio Fernández Ordóñez (JAFO) building bridges, but he has a lot of works about another structural types. More than 10 years ago I was lucky of attending another speech where he talked about built-on-the-ground-and-up structures, and he showed three great examples: the Collserola Tower and the sports dome Palau San Jordi in Barcelona, and the Congress Palace in Salamanca.
Next week begins the Lugo Jazz Festival. It’s absolutely wonderful in this little town of North Spain to have the chance of listening great jazzmen like Roy Hargrove or Kenny Barron aside some interesting local bands.
Roy Hargrove is one of the best trumpeters nowadays. Some years ago I saw the live at San Sebastian with drummer Roy Haynes launching a great album: “Birds of a feather: a tribute to Charlie Parker”(2001). Recently my friend Javi Calvo lend me “RH Factor”(2003), where he performs a more funky sound.
Kenny Barron is one of my favorite pianists alive (McCoy Tyner is obviously the other one). He usually has a classic sound of accoustic jazz bands. If you hasn’t still listened his duet with Charlie Haden “Night and the city”(1998), run to your store and buy it ASAP
Le Fou et la Vénus
Quelle admirable journée! Le vaste parc se pâme sous l’oeil brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la domination de l’Amour.
L’extase universelle des choses ne s’exprime par aucun bruit; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien différente des fêtes humaines, c’est ici une orgie silencieuse.
On dirait qu’une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l’azur du ciel par l’énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l’astre comme des fumées.
Cependant, dans cette jouissance universelle, j’ai aperçu un être affligé.
Aux pieds d’une colossale Vénus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le Remords ou l’Ennui les obsède, affublé d’un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sonnettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l’immortelle Déesse.
Et ses yeux disent: – “Je suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d’amour et d’amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux.
Cependant je suis fait, moi aussi, pour comprendre et sentir l’immortelle Beauté! Ah! Déesse! ayez pitié de ma tristesse et de mon délire!”
Mais l’implacable Vénus regarde au loin je ne sais quoi avec ses yeux de marbre.
Charles Baudelaire. Le Spleen de Paris, 1869